4 mois que je n’avais pas menti…

by Ling-en Hsia

in Vie sociale

mythoLa semaine dernière, mon cousin de 50 ans me demanda de mentir à  sa fille.
Il m’a chargé d’acheter des billets d’avion pour eux sur internet. Puis au dernier moment, on n’a pas pu les acheter. En grande partie de sa faute.
Au cas où sa fille (ma petite cousine) me le demanderait, je devais lui répondre que l’achat avait été effectué pour ne pas l’inquiéter inutilement et de provoquer des conflits (je ne rentre pas dans les détails).
Elle me posa la question. J’ai menti.

Elle me reposa la question plusieurs fois. Je mentis à  nouveau.

Il « fallait » mentir pour éviter un conflit.

Mon cousin et moi n’avons pas exactement les mêmes valeurs. Selon lui, un mensonge n’est pas nocif tant que cela n’a pas d’impact tangible sur une personne.

Il y a 4 mois, on me posa une question difficile. Ce n’est pas la réponse qui était difficile, c’était d’y répondre qui l’était. C’était une question très intime et répondre honnêtement aurait eu un impact négatif dans la vie de l’autre.
J’ai donc menti.

Il « fallait » mentir pour ne pas faire souffrir l’autre.

Pour moi, un mensonge n’est pas anodin. Mentir est un péché pour les croyants (que je suis). Mentir c’est regarder droit dans les yeux d’une personne (proche parfois) et la mener en erreur. Consciemment. C’est une trahison.

Au quotidien, je ne mens que très très rarement. Je préfère être honnête que de mentir pour éviter un conflit. N’étant pas trop malhonnête dans la vie, je n’ai en réalité que très peu d’occasion pour mentir.

2 leçons à  tirer de ces histoires:

1. La pire conséquence du mensonge, c’est la porte ouverte à  d’autres mensonges.
Je me sens vraiment faible et nul quand impuissant, je dois continuer à  mentir pour ne pas mentir à  mon premier mensonge. Mentir une fois c’est donc s’exposer à  répéter ce mensonge ou d’en provoquer d’autres.

2. Les opportunités de mensonge se provoquent.
A l’origine du mensonge de mon cousin était une grossière erreur consciente de sa part. Sur son passage, il a dû m’entraîner avec lui. Vivre une vie tortueuse c’est tendre des perches au mensonge. Si tu es irréprochable dans la vie, tu n’auras même pas l’occasion de mentir. Encore une fois, le problème doit se régler à  la racine.

N’existe t-il pas des mensonges légitimes ?
Que doit répondre des parents à  son enfant de 3 ans sur l’existence réelle du Père Noà«l ?
Peut-on faire du mal à  un proche sur son lit de mort en lui disant une vérité qui ne ferait que accélérer son décès ?

 

{ 2 comments… read them below or add one }

Eli mai 27, 2012 à 6 h 55 min

Pas mal pas mal tes réflexions, mentir est une seconde nature chez certaines personnes qui n’en sont même plus conscientes… Je pense que pour nous les croyants, nous pouvons demander le secours de Dieu lorsque la tentation du mensonge pointe son nez. Cela m’est déjà  arrivé plusieurs fois et souvent, le résultat au final est qu’on n’a plus besoin de mentir. Et est-ce que ne rien dire du tout est mentir?
Au delà  de ça mentir est la pire façon de se laisser entraîner dans un engrenage que l’on regrette un jour car tout se sait…Même des années après. J’en ai eu la preuve dans ma vie.

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Ling-en Hsia juin 1, 2012 à 14 h 52 min

Hello,

mentir peut parraitre plus facile au premier abord, mais en réalité, les conséquences rendent le mensonde plus insoutenable que d’annoncer la vérité dès le début. Comme tu le dis, tout se sait…

Ne rien dire est une forme de mensonge dans beaucoup de situations je pense. C’est comme caché quelque chose alors que tu as un certain devoir « d’assistance à  personne ne danger ».

Imagine que tu apprends que le mari de ta meilleure copine la trompe. Est-ce raisonnable de garder silence ?… Pas facile hein ?!

Merci pour tes réflexions. Effectivement, quand on est croyant, on a une vision plus large et élevé des conséquences de nos actes. Et Dieu est aussi là  pour nous conduire si on le lui demande

🙂

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