Quand vouloir aider… n’est pas une aide

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superman

Même Superman a eu des rejets...

Il y a 5 ans, j’étais attiré par une fille qui n’habitait pas dans ma ville.
Notre relation (non amoureuse) était donc principalement virtuelle et électronique.

Pour séduire une fille, il faut lui porter de l’attention.

Et ma technique à  moi, c’est de chercher à  aider la fille en question par tous les moyens.
Il s’est avéré que cette fille rencontrait des problèmes avec sa famille. “Super ! Une opportunité de lui montrer ma sagesse”, me suis-je dit. Cependant, ses problèmes la perturbaient suffisamment pour que cela affecte la régularité de nos conversations.

Et quand un obstacle se met entre moi et la “proie”, j’essaye de le détruire.
J’ai donc commencé à  l’interroger à  mort. Par email, SMS, téléphone, pigeon voyageur. Je voulais absolument savoir quel était le problème pour pouvoir l’aider. Mais elle n’a pas voulu partager. Elle trouvait que c’était trop personnel pour m’en parler. Mais je n’ai pas lâché l’affaire…

Sauf qu’à  force de trop insister, ça l’a saoulé et du jour au lendemain, elle a coupé les ponts.

J’étais :O

Pourquoi réagit-elle comme ça alors que j’essaye de l’aider ?

Je comprenais pas car on passait vraiment du bon temps ensemble. (pour des ados ça veut juste dire qu’on rigolait beaucoup)

C’est seulement des années après qu’on s’est expliqué sur cet incident. Elle m’expliqua que son silence soudain a été provoqué par mes questions incessantes et oppressantes. J’étais devenu relou. (merci les MSN Messenger, Facebook et Gmail…)

La relation d’aide. Toute une science.

La relation d’aide ça te dit quelque chose ? C’est Jacques Poujol qui a introduit cette branche de la psychologie grâce à  son Manuel de relation d’aide.

Une des règles importante est la suivante: il ne faut pas chercher à  aider quelqu’un sans avoir eu son accord au préalable. Sinon on prend le risque de passer du statut du “sauveteur” à  celui de la “victime” et rentrer dans un triangle dramatique.

Je t’invite à  réfléchir sur les quelques scénarios suivants:

– Un homme et une femme se disputent. Le premier hausse gravement le ton. Tu vas aider la femme. L’homme ET la femme s’en prennent à  toi.

– Deux personnes sont sur le point de se bagarrer. Tu t’interposes pour aider le plus faible. Le plus fort s’en prend alors à  toi et te met une baffe.

– Ta femme te raconte un problème. En même temps, ton cerveau est en train de pondre une solution complexe, comprenant un plan A et un plan B, à  son problème. Avant même qu’elle finisse son exposé, tu débarques en héro et tu lui présentes ta brillante idée. Elle n’est alors pas du tout réceptive et te critiquera de ne pas l’avoir écoutée.

Le point commun de ces 3 trois situations: Tu as pris l’initiative d’aider sans avoir eu la permission de l’autre. Cette permission ne sera pas toujours verbalement formulée par la “victime.” La difficulté réside alors dans sa perception.

Attention, je ne dis pas qu’il faille attendre que la grand-mère te demande sa place dans le bus avant de la lui céder. Ni d’attendre que ta mère te demande de faire la vaisselle pour la faire. À toi d’utiliser ton intelligence pour déterminer si c’est le bon moment ou pas.

Et attention, avec les filles ça se complique encore plus…

La prochaine fois que tu veux aider, pose-toi les questions suivantes:
– Est ce que la personne que tu veux aider est en train de te demander une solution ou cherche t-elle simplement une oreille pour écouter ? Une fois que la personne a vraiment fini de parler, demande-lui si tu peux lui exposer tes idées.
– Est-ce que ton aide commence à  mettre mal à  l’aise l’autre ? C’est un signe que tu es en train d’en faire trop. Dès lors, appuie sur le frein.
– Est-ce une fille ? Sache que l’émotionnel peut prendre le dessus sur le rationnel chez les femmes. Alors ne t’agace pas quand elles se comportent de manière insensée parfois ! Les hommes et les femmes, nous sommes différents et nous percevons donc les choses de manière différente.

Un encouragement que j’aimerais te donner:

Surtout ne jamais se décourager quand ça se passe mal ! Surtout pas quand tes intentions sont bonnes. Des boulettes, tu en fais et tu en feras toujours. Il s’agit simplement de réviser un peu sa méthode. Se contenir un peu plus et agir avec sagesse. Se mettre à  la place de l’autre et montrer de l’écoute avant tout.

J’espère que la lecture de cet article te fera réfléchir un peu plus. Et pour ma part, de l’avoir publié me force à  faire encore plus attention les fois prochaines.

Bon courage et continue à  faire le bien autour de toi !

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